Expert-comptable naturopatheUn cabinet BNC qui parle bien-être, de Bordeaux à Tours.
Vous guidez vos clients vers une meilleure hygiène de vie : alimentation, sommeil, gestion du stress. Nous, nous prenons en charge le volet fiscal, et ses deux pièges propres au métier : non, vous n’êtes pas exonéré de TVA — la franchise en base vous couvre sous le seuil ; non, vous ne cotisez pas à la CIPAV, mais au régime général des indépendants. On choisit ensemble votre régime, micro-BNC ou déclaration contrôlée, et on sépare proprement vos bilans de la revente de compléments. EPIPHYSE Conseil n’accompagne que des professions libérales BNC. Concentrez-vous sur vos bilans ; le cadre fiscal, on s’en occupe.
Prendre contact →Un accompagnement en hygiène de vie, pas un acte médical
Le naturopathe aide une personne à retrouver un meilleur équilibre par l’hygiène de vie : alimentation, activité physique, gestion du stress, sommeil, techniques naturelles. La tradition française, héritée de Pierre-Valentin Marchesseau, raisonne en « terrain » et en bilan de vitalité plutôt qu’en diagnostic. C’est un métier de prévention et d’éducation à la santé, en complément — jamais en remplacement — d’un suivi médical.
Cette réalité a une traduction comptable directe. Vos recettes viennent surtout de vos bilans et de leur suivi ; si vous conseillez et revendez des compléments alimentaires, cette part bascule dans une activité commerciale (BIC) qu’il faut isoler du reste. Le niveau de vos charges — loyer, formation continue, matériel — oriente ensuite le choix du régime fiscal, un arbitrage que nous posons avec vous, chiffres à l’appui.
Une profession non réglementée, une ligne rouge à tenir
La naturopathie n’est encadrée par aucun texte : ni diplôme d’État, ni Ordre, ni titre protégé. On s’installe librement au guichet unique de l’INPI, le plus souvent sous le code APE 8690F. Attention à une contre-vérité répandue : il n’existe aujourd’hui aucune certification RNCP « naturopathe » en vigueur — l’ancien titre a expiré en 2020. Les écoles ne peuvent donc pas s’en prévaloir.
La limite à ne jamais franchir est juridique : poser un diagnostic, traiter une maladie ou prescrire vous expose au délit d’exercice illégal de la médecine (article L.4161-1 du code de la santé publique). D’où un vocabulaire prudent — « bilan de vitalité », « accompagnement » — que nous répercutons jusque dans l’intitulé de vos prestations. Côté comptabilité, vous relevez des bénéfices non commerciaux (BNC).
- Installation au guichet unique INPI, code APE 8690F
- Aucun diplôme d’État ni Ordre : titre libre d’usage
- Aucune certification RNCP « naturopathe » en vigueur
- Ligne rouge : ni diagnostic, ni traitement, ni prescription
- Régime BNC ; RC professionnelle vivement conseillée
Pas de Sécu, mais des mutuelles qui remboursent
Vos bilans ne sont pas pris en charge par l’Assurance maladie. Le relais vient des mutuelles « médecines douces », qui proposent des forfaits annuels dédiés, souvent conditionnés à une formation reconnue par une fédération (FÉNA, OMNES) ou à l’adhésion à un syndicat.
Le débouché entreprise progresse — ateliers nutrition, conférences bien-être au titre de la QVCT. Ces prestations facturées sur devis, tout comme la revente éventuelle de compléments, peuvent modifier votre situation de TVA et mêler BNC et BIC : deux points que nous cadrons avec vous en amont.
Micro-BNC ou déclaration contrôlée : où est votre intérêt
Tant que vos encaissements restent sous 83 600 €, vous êtes au micro-BNC par défaut : le fisc retranche 34 % de frais sans justificatif et ne taxe que les deux tiers restants. Simple, et souvent gagnant quand les dépenses sont modestes. Vos cotisations sociales, elles, tombent sur le chiffre d’affaires — 25,6 % en 2026 pour un micro-entrepreneur libéral non réglementé. Sous condition de revenu fiscal de référence, l’option du versement libératoire de l’impôt (2,2 % du chiffre d’affaires en BNC) peut lisser votre fiscalité : nous vérifions si elle vous est ouverte et gagnante.
Quand les charges montent (formation, loyer, matériel), la déclaration contrôlée (2035) reprend l’avantage : elle retranche vos dépenses réelles plutôt qu’un forfait. À chaque clôture, on rejoue votre année réelle en micro et en 2035 pour voir laquelle vous coûte le moins — l’écart tient souvent à quelques centaines d’euros de charges. Notre comparatif micro-BNC ou déclaration contrôlée détaille le calcul au lancement.
- Loyer et charges du cabinet
- Formation continue et supervision
- RC pro et cotisation à une fédération
- Documentation et matériel de bilan
- Frais de déplacement (ateliers en entreprise)
- Site internet et prise de rendez-vous en ligne
TVA : non, vous n’êtes pas exonéré (mais la franchise vous couvre)
La naturopathie ne relève d’aucune exonération de TVA : vos prestations sont, par principe, taxables au taux normal de 20 %. Le BOFiP range d’ailleurs nommément le « naturothérapeute » parmi les activités non exonérées (BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10). C’est un piège fréquent : beaucoup transposent, à tort, l’exonération de soins dont bénéficie l’ostéopathe titré. Le naturopathe, lui, reste dans le droit commun.
Ce qui vous protège en pratique, c’est la franchise en base (article 293 B) : sous le seuil, aucune TVA à facturer, avec la mention « TVA non applicable, art. 293 B » sur vos notes. Restez vigilant sur le cumul si vous ajoutez ateliers en entreprise et revente de compléments — cette dernière, commerciale, suit son propre seuil de franchise.
Franchise 2026 : pas de TVA sous 37 500 € de prestations. Entre 37 500 € et le seuil majoré de 41 250 €, la franchise tient jusqu’au 31 décembre ; au-delà de 41 250 €, la TVA à 20 % s’applique dès le dépassement. La revente de compléments (BIC) dispose de son propre seuil.
- Recettes sous le seuil de franchise (293 B)
- Mention « TVA non applicable, art. 293 B »
- ⚠️ Aucune exonération de soins (≠ ostéopathe)
- Bilans et suivis facturés au cabinet
- Ateliers et conférences en entreprise
- Au-delà de la franchise : TVA à 20 %
« Le premier réflexe à défaire chez un naturopathe, c’est de le croire exonéré de TVA comme un ostéopathe. La naturopathie est taxable ; ce qui vous met à l’abri, c’est la franchise en base — pas votre métier. Et dès que la vente de compléments s’ajoute aux bilans, on garde un œil serré sur le cumul des seuils. »
Pierre-Emmanuel Hinard — expert-comptable, EPIPHYSE Conseil
La CIPAV n’est pas votre caisse de retraite
Un dossier de naturopathe part encore trop souvent à la CIPAV. Mauvais aiguillage : la profession ne figure pas dans la liste limitative de l’article L.640-1 du code de la sécurité sociale, contrairement à l’ostéopathe ou au chiropracteur, qui, eux, y sont nommés. Les naturopathes installés depuis la réforme relèvent du régime général des indépendants, cotisations collectées par l’Urssaf.
Une affiliation CIPAV posée par erreur se retourne contre vous : la régularisation surgit deux ou trois exercices après. Nous contrôlons ce rattachement à l’ouverture du dossier. Pour anticiper le montant de vos appels trimestriels, passez par notre simulateur de cotisations.
« La retraite est l’autre terrain miné : par habitude, un dossier de ce type part à la CIPAV. Or, pour une installation depuis la réforme, un naturopathe dépend du régime général. Je le contrôle au tout premier entretien, car une erreur d’affiliation se solde par un rappel sur deux ou trois exercices — souvent plusieurs milliers d’euros régularisés d’un coup. »
Pierre-Emmanuel Hinard — expert-comptable, EPIPHYSE Conseil
Micro-BNC ou frais réels : où penche votre cas ?
Faites glisser vos recettes et vos dépenses. Chez le naturopathe, les dépenses (formation continue, loyer de cabinet, matériel) montent vite — dès qu’elles grimpent, la déclaration 2035 reprend l’avantage sur le micro-BNC.
Estimation du bénéfice imposable (barème 2026). Le choix définitif intègre cotisations, impôt et composition du foyer.
Naturopathie libérale : notre veille pour 2026
Les évolutions fiscales, sociales et de remboursement que nous surveillons pour votre activité.
Rappel utile en 2026 : le « naturothérapeute » est cité par le BOFiP parmi les activités non exonérées. Seule la franchise en base (37 500 €) vous évite la TVA — ce n’est pas une exonération de soins comme pour l’ostéopathe.
Le rattachement des naturopathes au régime général des indépendants est la règle depuis la réforme de la CIPAV. Vérifiez que votre compte Urssaf ne vous impute pas des cotisations CIPAV par erreur.
Un durcissement de l’encadrement des praticiens du bien-être (allégations, formations) est évoqué pour 2026. À surveiller : il pourrait faire évoluer vos obligations d’information et d’assurance.
La demande grand public est forte et le métier se structure (fédérations, chartes de déontologie). Sur un marché non réglementé, la rentabilité se joue sur le positionnement et la maîtrise des charges dès la première année.
L’exonération de cotisations de début d’activité passe de 50 % à 25 % pour les micro-entreprises créées à compter du 1er juillet 2026. En vous installant au premier semestre, vous conservez le taux de 50 % : un vrai enjeu de calendrier pour un lancement en 2026.
ALICEA — vos consultations, vos bilans de vitalité et vos provisions réunis.
Consultations et bilans de vitalité réglés en direct, franchise de TVA à surveiller, provisions sociales, impôt à venir : ALICEA agrège tout sur un seul tableau de bord. Ce que vous pouvez vous verser, l’échéance qui vient, le solde en banque : tout se met à jour seul, à portée de main entre deux rendez-vous.
Découvrir ALICEA →Expert-comptable naturopathe : ce que change un cabinet vraiment spécialisé
Un cabinet généraliste
- Croit le naturopathe exonéré comme un professionnel de santé titré
- N’a pas en tête que le BOFiP range le naturothérapeute dans le taxable
- Bascule le dossier à la CIPAV là où le régime général s’impose
- Traite d’un même bloc les honoraires de bilan et la vente de produits
- Arrête un régime sans comparer réellement micro et frais réels
- Découvre les contraintes du bien-être au fil de vos questions
EPIPHYSE Conseil
- Part du bon pied : naturopathie taxable, jamais exonérée de soins
- Pose la franchise 293 B et rédige la mention obligatoire sur vos notes
- Rattache la retraite au régime général, sans réflexe CIPAV
- Sépare le conseil (BNC) de la revente de compléments (BIC)
- Confronte micro-BNC et 2035 chaque année, vos chiffres en main
- Ne suit que des indépendants libéraux BNC, de Bordeaux à Tours
Naturopathe en libéral : ce qu’on nous demande le plus
Oui, de droit commun : l’exonération réservée aux professions de santé réglementées ne s’applique pas au naturopathe — le BOFiP le cite même expressément parmi les activités taxables. En pratique, la franchise en base (article 293 B) vous dispense de facturer la TVA sous 37 500 € de recettes en 2026, avec la mention légale sur vos notes.
Non. La profession n’étant pas listée à l’article L.640-1, les naturopathes installés depuis la réforme relèvent du régime général des indépendants, cotisations gérées par l’Urssaf. C’est une différence notable avec l’ostéopathe, expressément nommé à l’article L.640-1 et donc affilié à la CIPAV.
Non : la profession n’est pas réglementée, aucun diplôme d’État n’est exigé et le titre est libre d’usage. Vous vous déclarez au guichet unique de l’INPI (code APE 8690F). Une formation solide — souvent 1 200 heures en école agréée par une fédération — et une RC pro restent vivement conseillées, notamment pour le remboursement par les mutuelles.
Non. Il n’existe aujourd’hui aucun titre RNCP « naturopathe » en vigueur — l’ancien a expiré en 2020 — donc pas d’éligibilité CPF à ce titre. Méfiez-vous des écoles qui revendiquent une certification RNCP. Un financement reste possible via le FIF-PL si l’organisme est certifié Qualiopi.
La revente de produits est une activité commerciale relevant des BIC, distincte de vos bilans (BNC). Les deux se déclarent séparément et suivent chacun leur propre seuil de franchise de TVA. Nous isolons ces flux dès le départ et vous indiquons à partir de quel volume une organisation dédiée devient pertinente.
Le micro-BNC (abattement 34 % jusqu’à 83 600 € en 2026) convient tant que vos charges restent légères. Dès que la formation continue, un loyer de cabinet ou du matériel montent, la déclaration contrôlée (2035) déduit vos frais réels et devient plus avantageuse. Nous comparons les deux chaque année, chiffres à l’appui.
Oui, si votre contrat de travail l’autorise — surveillez les clauses d’exclusivité et de loyauté (les agents publics relèvent, eux, de règles particulières). Vous cotisez alors dans les deux régimes, mais la PUMa unifie vos remboursements santé : on cotise deux fois, on n’est pas remboursé deux fois. Bon à savoir : votre salaire n’entre pas dans le plafond du micro-BNC, qui reste plein pour votre activité de naturopathe.
Depuis 2022, il n’existe plus qu’une seule entreprise individuelle (l’EIRL a disparu) et le « statut auto-entrepreneur » n’est pas une structure à part : c’est l’EI placée sous le régime micro. On démarre donc presque toujours en EI au micro-BNC. Le passage à l’impôt sur les sociétés, via une EURL ou une SASU, se décide plus tard, au cas par cas et après chiffrage du coût de sortie — jamais en SEL, réservée aux professions réglementées.
Oui, sous conditions (contrôle URSSAF, pas d’ACRE obtenue au cours des trois années précédentes). L’ACRE allège vos cotisations sociales en début d’activité. Attention à la date de création : avant le 1er juillet 2026, l’exonération est de 50 % ; à compter du 1er juillet 2026, elle tombe à 25 %. Elle court jusqu’à la fin du 3e trimestre civil suivant votre début d’activité, et la demande se dépose auprès de l’URSSAF dans les 60 jours.
Oui, mais pas tout de suite : la cotisation foncière des entreprises (CFE) est exonérée l’année de création et devient due à partir de la deuxième année. Son montant repose sur une base minimale fixée par votre commune, qui s’applique même si vous exercez à domicile. En dessous d’environ 5 000 € de recettes annuelles, vous en êtes exonéré. À retenir : la CFE est due quel que soit votre régime — passer à la déclaration contrôlée ne la « déclenche » pas.
Elles dépendent du régime. En micro-BNC : un livre des recettes tenu au fil de l’eau, la déclaration URSSAF, et un compte bancaire dédié dès que vous dépassez 10 000 € de recettes deux années de suite. En déclaration contrôlée (2035) : liasse 2035, livre-journal des recettes et dépenses, registre des immobilisations et amortissements. La majoration de 25 % pour non-adhésion à un organisme de gestion agréé ayant été supprimée depuis les revenus 2023, l’adhésion n’est plus indispensable.
Tenir la comptabilité d’un naturopathe : nos repères
Chez EPIPHYSE Conseil, nous accompagnons les naturopathes comme l’ensemble des professions libérales du bien-être : de la fiche sophrologue à la fiche hypnothérapeute, chaque métier a ses propres règles de TVA, de retraite et de régime BNC. Un cabinet qui ne suit que des indépendants du bien-être connaît d’avance leurs pièges. Explorez nos outils pour piloter votre activité, du simulateur de cotisations au prévisionnel.
Parlons de votre cabinet de naturopathie
Installation, choix du régime, franchise de TVA, activité de revente, affiliation retraite : un échange suffit souvent à lever les doutes. Contactez EPIPHYSE Conseil, à Bordeaux ou à Tours.
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