Expert-comptable sophrologueDe votre première séance jusqu’au bilan de fin d’année, nous suivons au quotidien les sophrologues en exercice libéral — depuis nos bureaux de Bordeaux et de Tours, et à distance dans toute la France.
Vous accompagnez le stress, le sommeil, la préparation d’un examen ou d’un accouchement, parfois des salariés en pleine journée de travail. Votre métier n’a ni diplôme d’État ni titre protégé : vous vous êtes formé, souvent certifié au RNCP, et vous facturez en honoraires libres. Résultat, votre fiscalité ne ressemble à aucune autre profession du soin — la TVA vous concerne vraiment, et votre caisse de retraite n’est pas celle qu’on vous cite d’ordinaire. Autant de raisons de confier vos comptes à quelqu’un qui connaît ces pièges.
Prendre contact →Du stress au sommeil, une pratique qui se facture en direct
Le sophrologue conjugue respiration, détente musculaire et visualisation pour aider chacun à retrouver ses ressources. Vos consultations vont de la gestion de l’anxiété à la préparation mentale d’un sportif, du sommeil de l’enfant à l’accompagnement d’un traitement lourd.
Près de 70 % de votre activité se joue en séances individuelles, le reste en ateliers de groupe et en interventions d’entreprise. Cette variété crée des recettes de nature différente — particuliers, comités d’entreprise, OPCO — que nous rangeons chacune à sa place pour que vos déclarations tiennent la route.
Ni diplôme d’État ni Ordre : une liberté qui change votre fiscalité
N’importe qui peut, en droit, se dire sophrologue : le titre n’est pas protégé et la profession n’a pas d’ordre. La plupart des praticiens sérieux passent pourtant par une certification enregistrée au RNCP et adhèrent à la Chambre Syndicale de la Sophrologie, gage de sérieux auprès des clients et des mutuelles.
Cette absence de réglementation n’est pas qu’un détail : elle vous exclut du régime fiscal et social des professions de santé. Vous ne dépendez pas de l’ARS, vous n’avez pas de numéro RPPS, et — on y revient plus bas — ni l’exonération de TVA des soins ni la caisse des paramédicaux ne vous sont ouvertes. Votre installation se déclare au guichet unique de l’INPI, le plus souvent sous le code APE 8690F.
- Titre non protégé : aucun diplôme d’État requis
- Certification RNCP recommandée (Chambre Syndicale)
- Déclaration au guichet unique INPI, code APE 8690F
- Responsabilité civile professionnelle vivement conseillée
Zéro prise en charge Sécu : vos relais s’appellent mutuelle et entreprise
La Sécurité sociale ne rembourse pas la sophrologie : vos clients règlent directement. Beaucoup se font ensuite rembourser par leur mutuelle, de plus en plus nombreuses à prévoir un forfait « médecines douces » — souvent 150 à 275 € par an, ou 25 à 55 € par séance.
L’autre relais monte vite : l’entreprise. Ateliers QVT, prévention des risques psychosociaux, séances collectives financées par le CSE ou un OPCO — une heure de groupe se facture couramment 90 à 150 €. Ces prestations professionnelles n’obéissent pas aux mêmes règles que vos consultations de particuliers, notamment côté TVA : nous les suivons séparément.
Micro-BNC ou 2035 : souvent le micro, sauf cabinet et déplacements
Vos honoraires relèvent des bénéfices non commerciaux. Sous 83 600 € de recettes (plafond 2026), le micro-BNC applique un abattement forfaitaire de 34 %. La déclaration contrôlée 2035 déduit, elle, vos dépenses réelles au centime, avec l’appui d’une association de gestion agréée.
Le sophrologue a rarement de gros frais : une salle, du matériel léger, sa formation continue. Tant que vos charges restent sous 34 % de vos recettes, le micro garde une longueur d’avance en simplicité. Le calcul bascule dès que vous louez un vrai cabinet, roulez beaucoup vers les entreprises ou investissez dans votre communication. Le choix se tranche calculs à l’appui : notre comparatif micro-BNC / déclaration contrôlée le pose noir sur blanc, puis nous bâtissons votre prévisionnel BNC.
- Loyer du cabinet ou place en coworking
- Formation continue et supervision
- Matériel : fauteuils, tapis, coussins, sonorisation
- Déplacements vers les entreprises clientes
- Site internet, agenda en ligne, communication
- Assurance RC pro et cotisations sociales
Vos séances ne sont pas exonérées : la TVA vous concerne
Voici le point que la plupart des confrères généralistes ratent. L’exonération de TVA des soins (article 261-4-1° du CGI) vise les professions de santé réglementées ; la sophrologie n’en fait pas partie. Vos prestations tombent donc, par principe, dans le champ de la TVA à 20 %.
Ce qui vous sauve la plupart du temps, c’est la franchise en base (article 293 B du CGI). Tant que vos recettes restent sous le seuil — 37 500 € pour les prestations de services en 2026, 41 250 € en seuil majoré — vous facturez sans TVA, avec la mention « TVA non applicable, art. 293 B du CGI ». Franchissez ce plafond, ou développez fortement les ateliers d’entreprise, et la taxe s’invite : mieux vaut l’avoir anticipée que la découvrir en contrôle. Depuis 2026, ce seuil est même déconnecté du plafond micro — on peut rester au micro-BNC tout en devenant redevable de la TVA.
Franchise en base 2026 : 37 500 € (majoré 41 250 €) pour les prestations de services. Au-delà, TVA à 20 %.
- Séances tant que vos recettes < 37 500 €
- Mention « TVA non applicable, art. 293 B »
- Formation déclarée (organisme, art. 261-4-4°)
- Recettes au-delà du seuil de franchise
- Ateliers d’entreprise en cas de dépassement
- Ventes de produits, enregistrements, e-books
« La première question que je pose à un sophrologue, c’est son chiffre d’affaires : sous le seuil de franchise, aucune TVA à facturer. Mais dès que les ateliers d’entreprise décollent, on prépare le passage à la TVA en amont — jamais dans l’urgence d’un contrôle. »
Pierre-Emmanuel Hinard — expert-comptable, EPIPHYSE Conseil
Votre caisse, c’est le régime général des indépendants
On vous orientera peut-être vers la CIPAV, comme les psychologues ou les ostéopathes. Pour un sophrologue qui s’installe aujourd’hui, c’est faux. Depuis le 1er janvier 2019, les professions libérales non réglementées — dont la sophrologie, absente de la liste de l’article L640-1 — relèvent du régime général des travailleurs indépendants (Assurance retraite, cotisations recouvrées par l’Urssaf).
Votre retraite de base et votre complémentaire sont donc calculées et appelées comme celles d’un indépendant classique, via l’Urssaf. Seuls les praticiens installés avant 2019 ont pu rester à la CIPAV, avec un droit d’option de cinq ans vers le régime général. Cotiser dans la mauvaise caisse fausse toute votre projection : commençons par situer vos appels avec notre simulateur de cotisations sophrologue.
« L’affiliation à la CIPAV, je la corrige presque à chaque nouveau dossier de sophrologue. Depuis 2019, c’est le régime général : autant partir sur les bons rails dès la première année plutôt que de démêler ça dix ans plus tard. »
Pierre-Emmanuel Hinard — expert-comptable, EPIPHYSE Conseil
Micro-BNC ou frais réels : où penche votre cas ?
Faites glisser vos recettes et vos dépenses. Chez le sophrologue, les frais sont souvent légers — le micro garde alors l’avantage, sauf loyer de cabinet ou déplacements en entreprise.
Estimation du bénéfice imposable (barème 2026). Le choix définitif intègre cotisations, impôt et composition du foyer.
Sophrologie libérale : notre veille pour 2026
Les évolutions fiscales, sociales et de remboursement que nous surveillons pour votre activité.
Pour 2026, la franchise en base de TVA des prestations de services passe à 37 500 € (41 250 € en seuil majoré). Le projet de seuil unique à 25 000 € a été écarté pour l’instant. Ce plafond étant désormais déconnecté du micro-BNC, nous surveillons vos recettes pour vous prévenir avant tout basculement.
Le mode de calcul de vos cotisations et de votre CSG bascule avec la réforme de l’assiette sociale des indépendants, désormais pleinement en vigueur. Comme vous cotisez au régime général, ce changement pèse directement sur votre revenu net : nous le répercutons dans vos provisions et votre trésorerie.
De plus en plus de complémentaires santé incluent un forfait « médecines douces » couvrant la sophrologie. Sans effet direct sur votre comptabilité, cette tendance soutient votre file active — un paramètre que nous intégrons à vos prévisions d’activité.
La reconnaissance de la sophrologie progresse via le RNCP et le travail des syndicats, sans réglementation d’État à ce jour. Toute évolution du statut aurait des conséquences fiscales et sociales directes : nous la suivons de près pour vous.
ALICEA — vos séances, vos forfaits entreprise et vos provisions réunis.
Séances réglées en direct, forfaits d’entreprise, franchise de TVA à surveiller, provisions sociales, impôt à venir : ALICEA agrège tout sur un seul tableau de bord. Ce que vous pouvez vous verser, l’échéance qui vient, le solde en banque : tout se met à jour seul, à portée de main entre deux rendez-vous.
Découvrir ALICEA →Expert-comptable sophrologue : ce que change un cabinet vraiment spécialisé
Un cabinet généraliste
- Vous range parmi les indépendants sans rien de spécifique
- Croit vos séances exonérées de TVA — à tort
- Vous affilie encore à la CIPAV
- Oublie de surveiller le seuil de franchise
- Mélange consultations et prestations d’entreprise
- Vous rend le bilan bien après la clôture
EPIPHYSE Conseil
- Ne travaille qu’avec des libéraux, métier par métier
- Sait que vos séances entrent dans le champ de la TVA
- Vous rattache au bon régime : le régime général
- Vous alerte avant le franchissement du seuil de TVA
- Sépare particuliers, ateliers d’entreprise et formation
- Vous ouvre ALICEA pour suivre vos comptes en temps réel
Sophrologue en libéral : ce qu’on nous demande le plus
Le BNC. Deux voies s’offrent à vous : le micro-BNC et son abattement de 34 % tant que vos recettes restent sous 83 600 € en 2026, ou la déclaration contrôlée 2035, adossée à une AGA, qui déduit vos frais réels. Peu chargé en dépenses, le sophrologue trouve souvent son compte au micro — sauf cabinet ou déplacements, que nous chiffrons avec vous.
En principe oui : la sophrologie n’étant pas une profession de santé réglementée, elle n’entre pas dans l’exonération de l’article 261-4-1° du CGI. En pratique, tant que vos recettes restent sous 37 500 € (seuil 2026), vous relevez de la franchise en base (art. 293 B) et facturez sans TVA. Au-delà, la TVA à 20 % s’applique.
Le régime général des travailleurs indépendants, et non la CIPAV. Depuis 2019, les professions libérales non réglementées comme la sophrologie cotisent auprès de l’Urssaf. Seuls les praticiens installés avant 2019 ont pu rester à la CIPAV, avec un droit d’option.
Pas par la Sécurité sociale. En revanche, de nombreuses mutuelles prévoient un forfait « médecines douces » — souvent 150 à 275 € par an — qui couvre tout ou partie de vos séances. Les interventions en entreprise, elles, se financent via le CSE, un OPCO ou le budget QVT.
Aucun diplôme d’État n’est exigé : le titre n’est pas protégé. La plupart des praticiens passent néanmoins par une certification enregistrée au RNCP et adhèrent à la Chambre Syndicale, un gage de sérieux pour la clientèle comme pour les mutuelles.
Bien sûr. Installés à Bordeaux et à Tours, nous suivons des cabinets de sophrologie partout en France : rendez-vous en visioconférence, pièces transmises en ligne, et ALICEA ouvert en permanence sur votre mobile. L’éloignement ne pose aucun obstacle.
Tenir la comptabilité d’un sophrologue : nos repères
La comptabilité d’un sophrologue en libéral a sa propre grammaire : honoraires au BNC (micro ou 2035 sous AGA), prestations dans le champ de la TVA mais couvertes par la franchise en base tant que le seuil n’est pas franchi, affiliation au régime général des indépendants plutôt qu’à la CIPAV, et des recettes venues à la fois des particuliers, des mutuelles et des entreprises. Notre métier d’expert-comptable de sophrologues consiste à tenir vos écritures au cordeau et à sécuriser chacun de vos choix fiscaux. Pour vous situer parmi les métiers voisins du mieux-être, parcourez nos fiches psychologue et ostéopathe et hypnothérapeute et naturopathe, et explorez nos outils.
🧾 Facturation électronique : ce qui vous attend
Sophrologue, votre activité est soumise à la TVA : la réforme vous concerne pleinement. Réception dès 2026, puis émission et e-reporting au plus tard le 1er septembre 2027. Le guide facturation électronique, métier par métier →
Parlons de votre cabinet de sophrologie
Prenons une demi-heure pour poser les bases : choix entre micro et 2035, seuil de TVA à surveiller, factures d’entreprise, rattachement au bon régime de retraite. Rendez-vous à Bordeaux, à Tours ou en visio, où que vous exerciez.
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