Pédicure-podologue depuis cinq ans, Sara Bayonnette a commencé en collaboration avant de racheter une patientèle à Mérignac il y a trois ans et demi. Un cabinet ouvert trois jours par semaine, qu’elle a porté à cinq. Elle raconte l’installation, les deux années passées à gérer seule sa comptabilité — et le moment où elle a décidé de se faire accompagner.
Pourquoi avoir choisi ce métier ?
J’ai toujours voulu soigner les gens, mais sans partir sur un métier comme infirmière ou auxiliaire de puériculture. La pédicurie-podologie m’a convaincue parce qu’il y a le côté soin et le côté mécanique : la recherche, lors d’un bilan, d’une pathologie chez un sportif ou une personne âgée, pour retrouver une stabilité et un équilibre postural adéquat.
Il y avait vraiment la possibilité d’avoir ces deux métiers qui se complètent bien, de ne pas être obligée de faire la même chose toute la journée, et d’évoluer là-dessus. C’est ce qui m’a décidée.
Comment s’est passée votre installation ?
J’ai commencé par de la collaboration, et j’ai vite voulu prendre mon indépendance. J’ai eu l’opportunité de racheter une patientèle il y a trois ans et demi à Mérignac. J’ai d’abord visité le cabinet pour être sûre qu’il me convenait, et regardé la localisation : je n’étais pas du tout de la région, donc j’ai cherché ce qui se passait sur place, s’il y avait beaucoup de podologues aux alentours, si le cabinet correspondait à mon image.
Le cabinet était ouvert sur trois jours et j’ai pu le développer sur cinq. C’était un vrai petit challenge, et une belle façon d’évoluer dans ce métier.
Pour le financement, j’ai fait un prévisionnel — c’est ce que mon banquier me demandait à l’époque. Je l’avais construit toute seule, donc il n’était pas forcément très correct, on ne va pas se mentir. Mais je me suis lancée comme ça : j’ai pris les opportunités qui se présentaient et j’ai foncé. Je suis jeune, je me suis dit que je ne prenais pas grand risque à faire l’effort d’essayer, au moins. Mon banquier était assez jeune aussi, il a aimé la dynamique que je voulais apporter au projet et il m’a suivie rapidement. Tout s’est fait en l’espace d’un mois.
Et la comptabilité, au début ?
J’ai commencé avec une application, celle qu’on nous avait indiquée à l’école pendant les cours de comptabilité. Ça allait très bien en tant que collaboratrice : il n’y avait pas de grosses transactions, juste une redevance de collaboration. C’était assez simple.
Quand je suis arrivée dans mon propre cabinet et qu’il a fallu suivre toutes les sorties et toutes les entrées, ce n’était plus si évident. L’usage restait simple, mais à la moindre question — au moment des liasses fiscales, par exemple — ça devenait compliqué : en face, c’est un robot. On me renvoyait vers des pages de blog pour que je lise la réponse. Ce n’était pas si évident que ça.
Qu’est-ce qui vous a décidée à prendre un expert-comptable ?
Au démarrage, honnêtement, je n’en avais pas la capacité. Je ne me payais pas beaucoup, il fallait que je fasse de la trésorerie pour que le cabinet soit viable sur le long terme. Ce n’était juste pas possible — même si tout le monde me disait que ce serait bien. Quand on a sa propre entreprise, on n’a pas le choix : on regarde les dépenses, et ce qui est possible ou pas.
Au moment où j’ai contacté EPIPHYSE, je pouvais me permettre de payer plus cher pour avoir une vraie expertise. Et surtout, ça correspondait exactement à mon projet du moment et à mes projets d’avenir. À un moment donné, il faut faire des choix : là, j’en avais la capacité et l’envie.
Comment nous avez-vous trouvés ?
Je cherchais un expert-comptable qui ait une vraie notion du médical et du paramédical. C’était important pour moi que la personne en face connaisse un minimum mon métier, ou au moins mon secteur.
J’ai cherché sur Google, je suis tombée sur votre page — et j’ai été agréablement surprise que vous soyez à Bordeaux : une proximité quasi immédiate, donc une facilité d’échange. De bons avis, aussi. On a fait un premier entretien ensemble pour parler des projets du cabinet et de ceux que j’avais en parallèle. Un bon feeling, et une bonne proposition.
Le point de départ, c’était clairement mon projet de montage de SCI pour acheter le local de mon cabinet. Et en discutant, on a pu parler de mon métier — je savais bien que ce n’était pas que cette SCI qui allait entrer en jeu. Pouvoir mêler les deux, ça libère l’esprit et ça me permet de me concentrer davantage sur la partie technique de mon métier.
Comment décririez-vous l’accompagnement ?
Pour moi, c’est un accompagnement vraiment spécifique à chaque client. Et pas seulement au métier du client : aussi à sa personnalité. Il y a une attention particulière à apprendre à connaître les gens. Vous avez vraiment appris à me connaître, à comprendre comment je travaillais et comment je voulais faire évoluer mon avenir professionnel.
Il y a la réponse aux questions quand il y a des doutes, et la présence quand il y en a besoin. À chaque fois que je vous sollicite, la réponse est très rapide. J’ai parfois des horaires un peu particuliers, et vous vous adaptez à 100 % à mes contraintes : c’est plus que plaisant. C’est une charge mentale en moins — ne pas avoir à caler un rendez-vous à des horaires qui me contraindraient dans mon métier.
Que diriez-vous à un confrère ou une consœur ?
Je recommanderais vraiment le cabinet à mes confrères, justement pour ce rapport qu’on peut avoir et pour la confiance qui se met en place vis-à-vis de notre entreprise. Ce n’est quand même pas évident de lâcher prise. Là, c’est une totale confiance — et franchement, c’est ça le plus intéressant.
Sara Bayonnette est accompagnée par EPIPHYSE Conseil depuis 2025 : montage de la SCI pour l’acquisition de son local professionnel, comptabilité du cabinet et suivi au quotidien.
ALICEA, votre activité en clair
Tous nos accompagnements s’appuient sur ALICEA, la plateforme développée par EPIPHYSE Conseil pour les professions libérales : vos encaissements, votre trésorerie et vos provisions lisibles en continu, et un canal d’échange intégré pour poser une question entre deux patients — et retrouver la réponse au calme.
Découvrir ALICEA →S’installer en pédicurie-podologie : les questions qui reviennent
Faut-il un prévisionnel pour racheter une patientèle ?
C’est ce que demandent la plupart des banques — et c’est surtout votre meilleur outil de décision : il confronte le prix de rachat, le remboursement du prêt et votre rythme d’activité réel. Vous pouvez démarrer avec notre prévisionnel BNC en ligne, puis le faire challenger.
Les soins de pédicurie sont-ils soumis à la TVA ?
Les soins dispensés par un pédicure-podologue diplômé d’État sont exonérés de TVA (article 261-4-1° du CGI). Attention en revanche aux ventes et actes non conventionnés — les semelles orthopédiques notamment : la frontière se sécurise dès l’installation, comme l’explique notre fiche métier.
Micro-BNC ou déclaration contrôlée quand on rachète un cabinet ?
Le micro-BNC s’applique jusqu’à 83 600 € de recettes avec un abattement forfaitaire de 34 %. Mais après un rachat financé à crédit, les charges réelles (remboursement, matériel, loyer) dépassent souvent cet abattement : la déclaration contrôlée devient alors plus intéressante. Notre article détaille l’arbitrage.
À quelle caisse de retraite cotise un pédicure-podologue ?
À la CARPIMKO, la caisse des auxiliaires médicaux — à ne pas confondre avec la CIPAV. Vous pouvez estimer vos cotisations avec notre simulateur.
Peut-on acheter les murs de son cabinet, comme Sara ?
Oui, et c’est souvent l’occasion de créer une SCI pour porter le bien et structurer le financement. Le montage se prépare en amont avec votre expert-comptable : notre dossier SCI pour les professions libérales fait le tour de la question.
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