Revalorisation des actes de kinésithérapie : ce qui change en 2026
La revalorisation des actes de kinésithérapie marque l’année 2026. Plusieurs hausses de tarifs s’appliquent à votre activité. Elles touchent directement vos recettes de kinésithérapeute libéral. En pratique, chaque séance facturée rapporte un peu plus. Et sur une année complète, l’écart devient réel.
Ces hausses ne sont pas un hasard. Elles découlent de la convention nationale et de ses avenants. Cependant, leur calendrier a été bousculé en 2025. Voici donc le point clair, daté et chiffré. Ainsi, vous saurez exactement ce que vous gagnez — et à partir de quand.
Revalorisation des actes de kinésithérapie : le calendrier 2026
D’abord, comprenons le calendrier. En juin 2025, le comité d’alerte des dépenses d’assurance maladie a déclenché une procédure d’alerte. Par conséquent, plusieurs revalorisations prévues à l’été 2025 ont été reportées. Finalement, elles s’appliquent au 1er janvier 2026.
Ensuite, un nouvel avenant à la convention — l’avenant 8 — a été signé fin 2025. De fait, il sécurise une seconde série de hausses. Celles-ci entrent en vigueur le 28 mai 2026. En somme, l’année 2026 concentre deux vagues de revalorisation.
Cette mécanique d’alerte n’est pas un détail. En effet, elle conditionne le calendrier de chaque hausse. Dès que les dépenses dérapent, une revalorisation peut être gelée. C’est pourquoi connaître les dates exactes vous permet d’anticiper, plutôt que de subir.
Les hausses appliquées au 1er janvier 2026
Trois revalorisations sont déjà effectives depuis le 1er janvier 2026. Elles concernent des actes très fréquents en cabinet libéral. De fait, peu de kinésithérapeutes y échappent.
Concrètement, ces montants semblent modestes. Pourtant, ils se cumulent vite. Un praticien qui réalise beaucoup de rééducation gériatrique voit l’écart grimper fortement sur l’année. Par exemple, dix séances RPE par semaine représentent plus de 2 500 € de recettes supplémentaires sur douze mois.
Prenons un cas plus large. Un kinésithérapeute partage souvent son activité entre orthopédie et gériatrie. Il cumule alors les deux hausses. Sur une année pleine, le supplément dépasse fréquemment 1 500 à 3 000 €. Tout dépend du volume et du type de séances. En somme, l’effet n’a rien de symbolique.
Avenant 8 : la revalorisation des rééducations lourdes
L’avenant 8 a été signé le 28 novembre 2025. Puis il a été publié au Journal officiel en décembre. Son objectif est clair : sécuriser des revalorisations menacées par la contrainte budgétaire.
Concrètement, il relève de 0,3 point le coefficient de certains actes lourds. Sont concernées les rééducations portant sur plusieurs territoires anatomiques. Les rééducations après amputation de plusieurs membres sont aussi visées. En revanche, cette hausse ne touche pas tous les actes — seulement ces prises en charge complexes.
Par ailleurs, l’avenant 8 a avancé la date d’application au 28 mai 2026. Initialement, elle était prévue plus tard dans l’année. Toutefois, les signataires ont préféré agir vite, pour échapper à un nouveau blocage budgétaire.
Un point de vigilance demeure néanmoins. D’autres revalorisations étaient espérées plus tard en 2026. Or elles ne sont pas garanties à ce jour. Si les dépenses d’assurance maladie dépassent l’objectif, ces hausses pourraient glisser à 2027. Donc rien n’est acquis au-delà du 28 mai.
Revalorisation des actes de kinésithérapie : quel impact sur votre revenu ?
La vraie question reste celle-ci : combien cela représente pour vous ? En effet, l’impact d’une revalorisation des actes de kinésithérapie varie d’un cabinet à l’autre. Tout dépend des actes que vous facturez le plus souvent.
Un praticien réalise environ quarante séances par semaine. La moitié relève d’actes revalorisés, pour un gain moyen de 2 € par séance. Le calcul donne près de 1 900 € de recettes en plus sur l’année.
De plus, une revalorisation ne profite qu’au praticien qui facture la bonne cotation. Une erreur de cotation, et la hausse vous échappe. C’est pourquoi le suivi précis de vos recettes devient essentiel cette année.
À cet égard, ALICEA vous aide concrètement. Ce logiciel de pilotage financier, que nous avons développé chez EPIPHYSE Conseil, suit vos recettes en temps réel. Ainsi, vous mesurez immédiatement l’effet d’une revalorisation sur votre chiffre d’affaires.
Anticiper les revalorisations avec votre expert-comptable
Une hausse de tarif est une bonne nouvelle. Toutefois, elle produit aussi des effets indirects. Des recettes plus élevées augmentent votre bénéfice. Donc votre impôt et vos cotisations sociales évoluent aussi.
En effet, vos cotisations URSSAF et CARPIMKO se calculent sur votre bénéfice. Une année de revalorisation appelle donc une trésorerie bien provisionnée. Sinon, la régularisation de cotisations peut surprendre l’année suivante.
- Vérifiez vos cotations acte par acte, pour ne perdre aucune hausse.
- Provisionnez vos cotisations URSSAF et CARPIMKO sur ce surcroît de recettes.
- Suivez vos recettes mensuelles avec un outil de pilotage comme ALICEA.
- Faites un point de trésorerie chaque trimestre avec votre expert-comptable.
Concrètement, c’est notre métier. Nous accompagnons les kinésithérapeutes — et plus largement les professions libérales de santé — pour faire d’une revalorisation un vrai gain. Pour aller plus loin, découvrez notre approche d’expert-comptable des kinésithérapeutes. Par ailleurs, vous pouvez vérifier chaque cotation sur les tarifs conventionnels publiés par l’Assurance Maladie.
Chez EPIPHYSE Conseil, nous accompagnons les kinésithérapeutes dans la gestion financière de leur activité libérale — fiscalité, trésorerie, cotisations et pilotage via ALICEA.
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En conclusion, 2026 est une année favorable pour vos tarifs. Deux vagues de revalorisation se succèdent : le 1er janvier, puis le 28 mai. Cependant, le gain réel dépend de votre cotation et de votre pilotage. Notamment, une revalorisation mal suivie reste invisible sur votre compte. Anticipez-la, suivez-la — et faites-en un vrai levier de revenu pour votre cabinet.
