Cotisations du kinésithérapeute libéral : ce qui change en 2026
Les cotisations du kinésithérapeute libéral connaissent un tournant en 2026. Réforme de la CARPIMKO, nouvelle assiette sociale, seuil du micro-BNC relevé : plusieurs changements modifient ce que vous payez. Et un nouveau droit social s’y ajoute.
Or ces évolutions ne sont pas de simples lignes dans un texte de loi. Elles touchent votre revenu net, votre retraite et votre trésorerie. Voici donc le point clair, daté et concret — pour anticiper plutôt que subir.
Cotisations du kinésithérapeute : la réforme CARPIMKO
D’abord, le changement le plus structurant. Le régime de retraite complémentaire de la CARPIMKO est réformé. Jusqu’en 2025, il combinait deux parts : une cotisation forfaitaire et une cotisation proportionnelle au revenu.
Une part forfaitaire + une part proportionnelle. La part forfaitaire garantissait 8 points de retraite.
Un calcul 100 % proportionnel au revenu. La cotisation forfaitaire disparaît.
Désormais, le calcul devient entièrement proportionnel. La cotisation forfaitaire — et les 8 points de retraite qu’elle garantissait — disparaît. Concrètement, l’effet dépend de votre niveau de revenu.
Ainsi, pour un praticien aux revenus modestes, la cotisation peut baisser. Pour un praticien à hauts revenus, elle augmente. Par ailleurs, l’acquisition de vos points de retraite suit la même logique proportionnelle. C’est donc un sujet à regarder de près, car il engage votre retraite future.
Que faire ? D’abord, situez votre tranche de revenu. Ensuite, mesurez l’écart entre l’ancien et le nouveau calcul. Pour un kinésithérapeute proche de la retraite, l’enjeu sur les points est immédiat. Pour un jeune praticien, c’est surtout l’effet de long terme qui compte.
L’assiette sociale unique des indépendants
Ensuite, une réforme plus discrète, mais générale. L’assiette de calcul de vos cotisations sociales est unifiée. Auparavant, les différentes cotisations — maladie, retraite, CSG-CRDS — reposaient sur des bases de calcul distinctes.
Désormais, une assiette unique sert de référence, après un abattement forfaitaire. Cette réforme s’applique pour la première fois sur vos revenus 2025. En pratique, elle simplifie le calcul. Toutefois, elle peut aussi modifier le montant total de vos cotisations.
C’est pourquoi il faut comparer, sur votre situation réelle, l’ancien et le nouveau mode de calcul. Ainsi, vous évitez toute mauvaise surprise au moment de la régularisation annuelle. Cette unification met fin à un système longtemps jugé peu lisible. En contrepartie, l’année de transition mérite une attention particulière — c’est sur elle que se jouent les écarts.
Micro-BNC : le seuil relevé pour 2026-2028
Côté fiscal, le régime micro-BNC évolue lui aussi. Ce régime s’adresse aux kinésithérapeutes dont les recettes restent sous un seuil. Pour la période 2026-2028, ce seuil est porté à 83 600 €.
En revanche, l’abattement forfaitaire reste de 34 %. Autrement dit, l’administration considère que 34 % de vos recettes couvrent vos charges. En pratique, vous êtes imposé sur les 66 % restants.
Prenons un cas concret. Un kinésithérapeute facture 70 000 € de recettes. En micro-BNC, l’abattement de 34 % ramène sa base imposable à 46 200 €. Mais si ses charges réelles atteignent 30 000 €, la déclaration 2035 l’imposerait sur 40 000 € seulement. L’écart se chiffre vite sur une année complète.
Un nouveau congé de naissance
Enfin, 2026 apporte aussi un nouveau droit. Un congé de naissance est créé. Il vient compléter les congés maternité et paternité existants.
Surtout, ce congé s’ouvre aux travailleurs indépendants. De fait, les kinésithérapeutes libéraux y ont accès. C’est une avancée réelle, car l’arrêt d’activité d’un libéral a toujours un coût direct.
En pratique, un tel arrêt s’anticipe. Concrètement, il faut prévoir la trésorerie, organiser un éventuel remplacement et vérifier ses garanties de prévoyance. En effet, un congé, même indemnisé, ne compense jamais totalement une activité à l’arrêt.
Le détail des conditions et de l’indemnisation se précise encore. En attendant, intégrez ce nouveau droit dans votre réflexion sur la prévoyance. Un arrêt bien préparé pèse toujours moins lourd qu’un arrêt subi — sur le plan financier comme humain.
Cotisations du kinésithérapeute : comment les anticiper
Tous ces changements ont un point commun. Ils modifient votre trésorerie, parfois sans prévenir. Or des cotisations mal anticipées créent des tensions — voire des régularisations douloureuses l’année suivante. À l’inverse, bien anticipées, elles ne sont qu’une ligne de plus dans un budget maîtrisé.
C’est pourquoi le pilotage devient essentiel cette année. ALICEA, le logiciel que nous avons développé chez EPIPHYSE Conseil, suit vos recettes et provisionne vos cotisations en temps réel. Ainsi, vous savez chaque mois ce que vous devez mettre de côté.
Recalculez vos cotisations sur la nouvelle assiette unique, dès la déclaration 2025.
Provisionnez chaque mois, pour absorber la régularisation sans à-coup.
Mesurez l’effet de la réforme CARPIMKO sur votre future retraite.
Faites un point de trésorerie chaque trimestre avec votre expert-comptable.
Concrètement, c’est notre métier. Nous accompagnons les kinésithérapeutes libéraux — et plus largement les professions libérales de santé — pour transformer ces réformes en décisions claires. Vos tarifs aussi évoluent cette année : nous le détaillons dans notre article sur la revalorisation des actes de kinésithérapie. Pour les chiffres officiels, la CARPIMKO publie le détail de ses cotisations.
Chez EPIPHYSE Conseil, nous accompagnons les kinésithérapeutes dans la gestion financière de leur activité libérale — cotisations, fiscalité, trésorerie et pilotage via ALICEA.
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En conclusion, 2026 rebat les cartes des cotisations du kinésithérapeute. La CARPIMKO change, l’assiette sociale se simplifie, le micro-BNC évolue, un nouveau congé apparaît. Aucun de ces changements n’est anodin. Notamment, chacun touche votre revenu net ou votre trésorerie. Anticipez-les — et faites-en des décisions, pas des surprises.
