Incendies en Gironde et dans les Landes : les aides mobilisables par les professionnels libéraux et de santé
🔄 Mise à jour le 29 juillet 2026 à 21h22 (heure de Paris) · 12 min de lecture · Professions libérales BNC

Live — suivi des aides

⚠️ Situation en cours. Les feux ne sont pas éteints et les bilans sont provisoires. Les chiffres et les coordonnées de cette page ont été vérifiés le 29 juillet 2026 à 21h22 auprès des sources officielles ; ils évoluent quotidiennement. Cette page est actualisée au fil des annonces.

Depuis le 22 juillet en Gironde et le 23 juillet dans les Landes, les incendies du massif des Landes de Gascogne ont désorganisé l’activité économique de tout le sud-ouest de la région. Pour un cabinet libéral, les conséquences sont immédiates : locaux fermés ou inaccessibles, patientèle évacuée, agenda vidé, salariés empêchés de venir travailler — et une échéance Urssaf du 5 ou du 20 août qui tombe sans que les recettes aient suivi.

Plusieurs dispositifs sont activables dès aujourd’hui. Aucun n’est automatique : tous supposent une demande de votre part, et certains ont une fenêtre de dépôt courte. Nous les avons repris un par un, avec les bons canaux — et les deux pièges qui font perdre des semaines aux professionnels de santé.

⚖️ En complément — le volet juridique, par le cabinet AVITY

Cet article traite des aides et des démarches sociales, fiscales et comptables. Les questions purement juridiques — assurance, preuve du sinistre, contrats commerciaux, bail lorsque les locaux sont détruits ou inaccessibles, protection des salariés, responsabilité — sont traitées par nos confrères avocats du cabinet AVITY, avec qui nous travaillons.

Lire « Incendies en Gironde et dans les Landes : quels réflexes juridiques pour protéger son activité ? » →

Le fil des aides — où en est-on

Ce qui est ouvert aujourd’hui, ce qui arrive, et ce qui expire. Nous complétons ce fil à chaque annonce.

  1. En vigueur

    Report des échéances Urssaf

    Ouvert aux employeurs comme aux travailleurs indépendants, et aux praticiens médicaux. Remise d’office des pénalités et majorations dues dans ce cadre. À demander — rien n’est automatique. Le mode d’emploi ↓

  2. En vigueur

    Aide d’urgence du CPSTI, jusqu’à 2 000 €

    Pour les indépendants et libéraux relevant du CPSTI ou de la Cipav ayant subi des dommages. Les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés en sont exclus — leur circuit est différent. Qui peut demander quoi ↓

  3. En vigueur

    Activité partielle pour les cabinets employeurs

    Motif « Toute autre circonstance de caractère exceptionnel ». Ouvert aussi hors zone évacuée, y compris pour une chute d’activité liée à l’effondrement de la fréquentation. Les trois cas ↓

  4. 27 juillet

    Assurance : délai de déclaration assoupli

    Engagement de place gouvernement / assureurs : le délai de cinq jours ouvrés est repoussé « au minimum jusqu’au 31 août 2026 ». Engagement professionnel, non réglementaire.

  5. 28 juillet

    Activité partielle : précision ministérielle

    Le ministre délégué à l’Industrie détaille la prise en charge. Il s’agit du régime de droit commun : aucun décret dérogatoire propre aux incendies n’a été publié à ce jour.

  6. 29 juillet

    CARPIMKO : premier dispositif dédié d’une caisse de retraite

    Infirmiers, kinés, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues : report de cotisations, ajustement des provisionnelles et aide d’urgence jusqu’à 1 000 € pour dégâts matériels professionnels. Le détail ↓

Reporter ses échéances Urssaf : à demander, jamais automatique

L’Urssaf a activé des mesures d’urgence pour les cotisants dont l’activité est affectée par les incendies de Gironde et des Landes. Elles ne se déclenchent pas seules : il faut en faire la demande.

Si vous employez des salariés

Deux choses distinctes, à ne pas confondre. D’un côté le retard déclaratif : si les incendies vous empêchent temporairement de réaliser vos déclarations, l’Urssaf annonce qu’elle fera preuve de compréhension — ce qui neutralise la sanction du retard, mais ne vous dispense pas de déclarer dès que vous le pouvez. De l’autre le report de paiement : vous pouvez solliciter un délai sur vos échéances de cotisations, et les pénalités et majorations de retard dues dans ce cadre font l’objet d’une remise d’office — vous n’avez pas à les demander séparément.

Si vous êtes travailleur indépendant

Même logique : report des échéances par la mise en place d’un délai de paiement, sans pénalités ni majorations de retard.

Le chemin exact de la demande

Depuis votre espace en ligne : MessagerieUne formalité déclarativeDéclarer une situation exceptionnelle (catastrophe naturelle, incendie…).

Par téléphone : 3957 (employeurs) · 3698 (travailleurs indépendants) · 0 806 804 209 (praticiens et auxiliaires médicaux).

Pierre-Emmanuel Hinard, expert-comptable

« Un report n’est pas une annulation. Sur un cabinet dont la trésorerie était déjà tendue avant l’été, empiler juillet-août sur un échéancier existant, c’est se construire un mur en octobre. C’est un outil de respiration, pas de restructuration. »

Pierre-Emmanuel Hinard, expert-comptable

L’aide d’urgence du CPSTI : jusqu’à 2 000 €

Le Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants a déclenché son plan d’urgence. Son dispositif d’aide aux actifs victimes de catastrophe et d’intempéries permet, sous conditions, d’accorder une aide financière pouvant atteindre 2 000 € au travailleur indépendant sinistré. C’est un plafond, pas un forfait : le montant est modulé selon les dommages réellement subis.

Qui peut la demander — et qui ne le peut pas

Dans le périmètre : artisans, commerçants et professionnels libéraux relevant du CPSTI ou de la Cipav, à condition de cotiser comme indépendant à titre principal et de ne pas cumuler emploi et retraite. Psychologues, ostéopathes, sophrologues, naturopathes en relèvent.

Hors périmètre : les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés (PAMC) — voir la section suivante. Les avocats également : ils relèvent de la CNBF, dont le secours exceptionnel se sollicite directement.

Si vous avez opté pour le régime des travailleurs indépendants en lieu et place du régime PAMC, faites vérifier votre situation par l’Urssaf.

Trois points que beaucoup ignorent

Il n’est pas nécessaire que l’état de catastrophe naturelle soit reconnu. L’aide ne dépend d’aucun arrêté : n’attendez pas une qualification officielle du sinistre pour déposer. Une attestation de votre mairie peut être jointe en pièce facultative.

Le délai est court — et déposez sans attendre. S’agissant d’une aide d’urgence, elle doit être demandée dans les semaines qui suivent le sinistre. Les documents officiels du CPSTI en ligne mentionnent des délais divergents (quatre semaines dans une version, cinq dans une autre) et aucune date limite propre aux feux de juillet 2026 n’a été publiée. Ne raisonnez pas sur une échéance déduite : déposez immédiatement et faites confirmer votre délai au 3698.

Ce n’est pas une aide de trésorerie généraliste. Elle vise les dommages subis. Local, matériel ou véhicule professionnel endommagés : constituez le dossier avec vos justificatifs. Perte de recettes sans dommage matériel : d’autres leviers sont plus adaptés — report de cotisations, baisse des provisionnelles, action sociale.

Comment déposer : formulaire à télécharger sur le site de la sécurité sociale des indépendants, puis transmission via votre messagerie sécurisée Urssaf (Nouveau messageUn autre sujet → solliciter l’action sociale du CPSTI). Un RIB personnel est obligatoire. Sur délégation de la commission d’action sanitaire et sociale régionale, votre demande est étudiée en urgence par l’Urssaf de votre lieu d’exercice, qui vous notifie la décision — le délai de mise en paiement annoncé est de 15 jours à réception du dossier. L’action sociale reste une possibilité d’accompagnement, non un droit : des pièces complémentaires peuvent vous être demandées.

Praticiens et auxiliaires médicaux : votre circuit est différent

C’est le point le plus mal compris, et il concerne une large part de nos clients. Les articles généraux qui circulent en ce moment annoncent tous « une aide jusqu’à 2 000 € pour les indépendants » sans préciser qui en est exclu.

Les praticiens et auxiliaires médicaux conventionnés — médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologues — relèvent du régime spécifique des PAMC, rattaché au régime général (article L.722-1 du code de la sécurité sociale), et leur action sanitaire et sociale est portée par leur caisse autonome de retraite. Ils n’entrent pas dans le périmètre de l’aide d’urgence du CPSTI. Déposer ce formulaire en tant que médecin libéral, c’est perdre trois semaines pour rien.

Vos deux leviers, en revanche :

Le report de vos échéances de cotisations. Mêmes canaux que ci-dessus, ou ligne dédiée aux praticiens et auxiliaires médicaux : 0 806 804 209.

L’action sociale de votre caisse de retraite. Conditions, montants et délais sont propres à chaque caisse — il faut les saisir directement.

Votre professionVotre caisse
MédecinsCARMF
Chirurgiens-dentistes et sages-femmesCARCDSF
Infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes, pédicures-podologuesCARPIMKO
🆕 CARPIMKO : un dispositif dédié, annoncé le 29 juillet

Infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues : la CARPIMKO a publié le 29 juillet 2026 une actualité « Professionnels victimes des incendies : la CARPIMKO peut vous aider », qui ouvre trois leviers :

1. Un délai de paiement de vos cotisations, sans pénalités ni majorations — à demander avant le 25 du mois en cours, depuis votre espace personnel, rubrique « Adapter mes cotisations ».

2. Un ajustement de vos cotisations provisionnelles si vous anticipez une baisse de revenus — rubrique « Anticiper une baisse ou une hausse de revenus ».

3. Une aide financière d’urgence du fonds d’action sociale, jusqu’à 1 000 €, réservée aux dégâts matériels professionnels : ni la résidence personnelle, ni les pertes de revenus n’entrent dans le champ. Pièces attendues : descriptif des dommages du cabinet, pièce d’identité, relevé bancaire et justificatifs.

La caisse précise que cette aide vient en complément de votre assurance, qu’elle n’est pas automatique et que les décisions sont définitives. Aucun périmètre géographique n’est indiqué : ne vous auto-excluez pas si vous êtes hors Gironde et Landes.

Pour les autres caisses, au 29 juillet 2026, aucun dispositif spécifiquement dédié aux incendies n’a été publié — c’est donc l’action sociale de droit commun qu’il faut solliciter, examinée au cas par cas :

CARMF (médecins). Le fonds d’action sociale prévoit, pour un médecin en activité, « des aides sous forme d’avances, de secours ou de prises en charge totales ou partielles des cotisations obligatoires » en cas d’empêchement momentané dû à des circonstances exceptionnelles. C’est sur ce fondement qu’un sinistre se plaide — la caisse ne cite ni l’incendie ni le sinistre matériel, et ne publie aucun montant pour les cotisants.

CARCDSF (chirurgiens-dentistes et sages-femmes). Le fonds d’action sociale comporte des « aides dans le cadre de circonstances exceptionnelles », définies comme des difficultés liées à une situation imprévisible entraînant une rupture de l’équilibre financier — ce qui décrit exactement un cabinet arrêté par un sinistre. Là encore, aucun montant officiel à jour n’est publié : faites-le confirmer par la caisse.

Avocats (CNBF). Les statuts approuvés par l’arrêté du 26 mars 2026 prévoient à leur article 73 quatre types d’aides individuelles, dont « les secours d’urgence en cas de catastrophe naturelle dûment constatée par arrêté interministériel ». Attention : ce secours-là ne vise pas les incendies — le feu, risque assurable, relève de la garantie incendie de votre contrat et non du régime des catastrophes naturelles. En revanche, le même article 73 ouvre des « aides financières pour les cotisants en difficulté », qui n’exigent aucun arrêté : c’est cette voie qu’il faut emprunter.

Dans tous les cas, saisissez votre caisse sans attendre, même si la perte n’est pas encore chiffrable : le dossier se complète ensuite, le retard de dépôt ne se rattrape pas.

Baisser ses cotisations provisionnelles 2026

C’est le levier le moins spectaculaire et souvent le plus efficace, parce qu’il agit sur douze mois et non sur une échéance. Vos provisionnelles sont calculées sur votre revenu de l’année précédente, puis régularisées sur le revenu réel. Si vous anticipez que 2026 sera inférieure à 2025 — et pour un cabinet fermé trois semaines en pleine saison, c’est arithmétiquement probable — vous pouvez demander à réajuster vos provisionnelles à la baisse dès maintenant, depuis votre espace Urssaf.

L’effet est immédiat sur les échéances restantes et évite l’effet ciseau classique : payer en 2026 des cotisations calculées sur une bonne année 2025, pour se faire rembourser en 2027. Attention toutefois à ne pas surcorriger — une estimation trop basse expose à une régularisation lourde l’année suivante, d’autant que la réforme de l’assiette sociale modifie déjà le calcul cette année. L’exercice mérite d’être chiffré sur un prévisionnel sérieux ; notre simulateur de cotisations donne un premier ordre de grandeur.

L’activité partielle, si vous employez

Secrétaire médicale, assistant, collaborateur salarié : l’activité partielle est ouverte. Le motif à retenir dans la demande est « Toute autre circonstance de caractère exceptionnel ». Trois situations sont couvertes.

Vous êtes en zone évacuée ou interdite d’accès. Votre activité est directement affectée par une mesure d’interdiction temporaire de l’autorité administrative : c’est le cas le plus simple à justifier.

Vous êtes hors zone de restriction, mais affecté par des mesures administratives. L’accès est ouvert à condition de démontrer les trois critères classiques : l’imprévisibilité, l’irrésistibilité et l’extériorité de l’événement. Il faut alors établir un lien direct entre l’arrêté préfectoral ou municipal concerné et la baisse de votre activité : identifiez l’arrêté applicable à votre commune, citez-le, joignez-le. C’est le premier motif de rejet.

Votre activité chute avec la fréquentation touristique. Le périmètre a été élargi aux entreprises subissant une baisse liée à l’effondrement du tourisme. La justification est alors chiffrée : comparez juillet-août 2026 à juillet-août 2025, en volume d’actes ou en recettes.

Sur la prise en charge, le 28 juillet, le ministre délégué à l’Industrie a déclaré qu’« au niveau du Smic, l’État prend en charge 100 % du salaire et jusqu’à 60 % en montant dans les grilles salariales, avec un partage entre l’État et l’entreprise ». Cette déclaration décrit le régime de droit commun : à ce jour, aucun décret dérogatoire propre aux incendies n’a été publié. En droit commun, le salarié perçoit 60 % de sa rémunération brute (dans la limite de 4,5 Smic) et l’employeur se voit rembourser une allocation de 36 % de cette assiette, assortie d’un plancher horaire — c’est ce plancher qui aboutit à un remboursement quasi intégral au niveau du Smic, le reste à charge augmentant ensuite avec le salaire. Ne confondez pas les deux « 60 % » : celui de la citation ministérielle désigne la part prise en charge par l’État en haut de grille, pas l’indemnité versée au salarié.

Assurance : le délai de déclaration assoupli

À la suite d’échanges entre le gouvernement et les assureurs, un engagement de place a été annoncé le 27 juillet : le délai de déclaration de sinistre, habituellement de cinq jours ouvrés (article L.113-2 du code des assurances), est repoussé « au minimum jusqu’au 31 août 2026 » pour les sinistrés de Gironde, des Landes et du Var. Les frais de relogement sont pris en charge jusqu’à trois semaines, y compris lorsque l’habitation n’a subi aucun dommage.

Deux réserves. Il s’agit d’un engagement professionnel, pas d’un texte réglementaire : vérifiez la position de votre propre assureur. Et cette prise en charge du relogement vise la résidence principale des particuliers évacués — elle ne couvre pas les pertes d’exploitation d’une entreprise. Pour votre cabinet, constituez le dossier avec sérieux : photos datées, inventaire du matériel professionnel, factures d’acquisition, attestation de fermeture. Plus le dossier est documenté tôt, moins l’expertise sera discutée.

Volet fiscal : ce qui existe aujourd’hui

À la date du 28 juillet 2026, aucune mesure fiscale dérogatoire n’a été publiée par la DGFiP. Ce qui est mobilisable relève du droit commun : demande de délais de paiement auprès de votre service des impôts des entreprises ; saisine de la CCSF pour un étalement portant à la fois sur les dettes fiscales et sociales ; CODEFI pour les situations les plus dégradées (entreprises de moins de 400 salariés, gratuit et confidentiel, secrétariat assuré par la DRFiP).

Une réunion de crise est convoquée le jeudi 30 juillet à Bercy avec les acteurs économiques, en complément de la cellule de crise quotidienne déjà en place. Des mesures de trésorerie y sont explicitement sur la table. Nous mettrons cet article à jour à l’issue de cette réunion.

Les contacts utiles

Coordonnées vérifiées le 28 juillet 2026. Les dispositifs de crise étant temporaires, certaines lignes fermeront à la fin de l’épisode.

BesoinContact
Cotisations — employeurs3957
Cotisations — travailleurs indépendants3698
Cotisations — praticiens et auxiliaires médicaux0 806 804 209
Activité partielle — Girondeddets-activite-partielle@gironde.gouv.fr
Activité partielle — Landesddetspp-activite-partielle@landes.gouv.fr
Droit du travail (national)0 806 000 126 — lun-ven 9h-11h30 / 13h30-16h
Gironde : ddets-renseignements@gironde.gouv.fr
Landes : ddetspp-renseignementsdroitdutravail@landes.gouv.fr
Accompagnement entreprises CCI / CMA3006 — service et appel gratuits, lun-ven 8h30-17h
Difficultés fiscalesVotre service des impôts des entreprises · impots.gouv.fr · 0 809 401 401
Information du public09 70 80 90 40 — tapez 1 pour la Gironde, 24h/24

Notre checklist, dans cet ordre

  1. Documenter, avant tout. Photos datées des locaux et du matériel, relevé des jours de fermeture, agenda annulé, arrêté préfectoral ou municipal applicable à votre commune. Tous les dispositifs qui suivent reposent sur ces pièces — elles se constituent aujourd’hui, pas en septembre.
  2. Déclarer le sinistre à l’assurance. Le délai est assoupli jusqu’au 31 août au minimum, mais un dossier déposé tôt et documenté s’instruit mieux.
  3. Demander le report Urssaf. Quelques minutes depuis la messagerie sécurisée, remise d’office des pénalités : aucune raison de s’en priver si l’échéance d’août est compromise.
  4. Déposer l’aide d’urgence sans attendre si vous relevez du CPSTI ou de la Cipav et avez subi des dommages matériels. Si vous êtes praticien ou auxiliaire médical, saisir en parallèle la CARMF, la CARCDSF ou la CARPIMKO selon votre profession.
  5. Chiffrer avant de baisser les provisionnelles. C’est le levier le plus structurant sur l’année, et celui qui se retourne le plus vite s’il est mal calibré.

Nous prenons les dossiers en charge

EPIPHYSE Conseil accompagne les professionnels libéraux et de santé en Gironde et dans les Landes. Si votre cabinet est concerné, nous montons les dossiers avec vous — report Urssaf, aide d’urgence, action sociale de votre caisse, activité partielle, révision des provisionnelles — et faisons le lien avec les interlocuteurs compétents. Écrivez-nous : nous traitons les demandes liées aux incendies en priorité.

Pour mémoire : l’ampleur du sinistre

Ces chiffres ne conditionnent aucune aide — ils situent le contexte. Bilans provisoires : les feux ne sont pas éteints et les visites d’expertise sont en cours.

Gironde — incendie de Saumos

  • 42 000 hectares parcourus
  • 240 habitations détruites
  • près de 220 000 personnes évacuées préventivement, sur 24 communes
  • feu non fixé, situation qualifiée de « défavorable »
Préfecture de la Gironde, point de situation du 28 juillet 2026. Départ le 22 juillet au lieu-dit L’Esquirot.

Landes — incendie de Biscarrosse

  • 3 600 hectares parcourus
  • 198 habitations détruites
  • 30 000 personnes évacuées (Biscarrosse, Parentis-en-Born, Sanguinet), dont 8 000 déjà rentrées
  • feu fixé mais non éteint
Préfecture des Landes et presse régionale, 27 juillet 2026. Départ le 23 juillet sur la RD652.